Archives de septembre 2013

couvert_irenee

J’écris ce billet en direct de la clinique sans rendez-vous… infection désagréable aux oreilles au point d’annuler tous mes cours de la journée. Il faut occuper ces heures d’attente, alors j’ai prévu le coup : ordi pour mettre à jour le blogue, iPhone pour niaiser sur le web, quelques magazines et un sac de cochonneries sucrées/salées.

C’est long.

On revient d’une belle fin de semaine dans un chalet à Saint-Irénée, alors j’ai des images plus chouettes à vous partager. Un couple d’amis nous a invité à les rejoindre dans un oasis isolé au pied du fleuve Saint-Laurent, alors on n’est pas cons et on a dit oui, avec plaisir.

On a marché sur la voie ferrée, salué les gens qui mangeaient dans le train du Massif, ramassé des cailloux en forme de coeur et pris quelques verres de vin près du feu. Évidemment, trop mangé.

Je suis tombé en amour avec les roches du secteur. Il y a les rondes polies, les petits cailloux multicolores, les strates verticales et celles avec un tapis de mousse verte. De véritables oeuvres d’art à ciel ouvert, maîtres de la composition et de l’équilibre.

J’ai levé le nez en l’air et réalisé que l’automne était là, les arbres offrant un spectacle tout en contraste. Malheureusement éphémère.

L’automne. Déjà?

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promotion : adulte

19 septembre 2013 — 7 Commentaires

35ans

Dans quelques jours, je vais fêter mes 35 ans.

Gosh.
Ça fait mal.

Dans notre société, la jeunesse est souvent décrite comme la strate des « 18-35 ans ». Ce qui signifie que je suis sur la pente descendante et que je risque de devenir une «matante», dans le sens péjoratif du terme. Et arrêtez-moi les mots d’encouragement du genre «la jeunesse c’est dans la tête» ou le classique «tu peux être jeune de cœur». J’ai le goût de l’assumer comme une grande et d’aller contre ce courant de l’adulation de la jeunesse. Comme j’aime bien les dictionnaires, j’ai cherché la définition pour mieux comprendre ma situation :

jeunesse : temps de la vie qui est entre l’enfance et l’âge adulte.

OK.
Mais c’est quand l’âge adulte, car si je ne suis pas adulte, cela signifie que je suis encore jeune? *espoir*

C’est là que mon application Evernote entre en jeu et me donne une belle claque au visage. Il y a quelques années, j’ai assisté à une conférence de Diane Pacom sur le thème des générations et j’avais noté les grandes lignes de son discours dans mon ordi. Elle avait expliqué avec brio à quelle point notre définition de la jeunesse avait changée depuis les années 50.  À cette époque, le passage de l’adolescence à l’âge adulte était déterminé par 5 marqueurs :

  • terminer ses études
  • quitter le nid familial
  • choisir une profession
  • se marier
  • avoir un enfant

À la lecture de ces critères, on comprend pourquoi tant de gens en 2013 hésitent à se définir comme «adulte»… Retour aux études dans la trentaine, union libre, phénomène Tanguy,  maternité tardive, changement d’emploi fréquent, voir de profession… Toujours à la recherche de l’idéal. On bouge, de peur de s’encrasser.

Alors, j’ai fait le test :

  • terminer ses études? > oui
  • quitter le nid familial? > oui, depuis très longtemps (pour les études)
  • choisir une profession? > oui, tant que le cégep voudra de moi
  • se marier? > non, mais 14 ans en couple c’est plus long que bien des mariages, non?
  • avoir un enfant? > oui! un peu sur le tard, mais il est enfin là

Bon.
Je dois me rendre à l’évidence…. Je viens de recevoir une nouvelle promotion : l’âge adulte. Bienvenue dans la strate des «35-50 ans» fille, même si tu trouves ça déprimant. Tu vas vieillir, te rapprocher de la maladie, puis de la mort.

Paf! C’est raide hein, ce matin?

Vous devez me trouvez morbide de dire ça dans la trentaine. Mais je suis honnête, ça me trotte souvent dans la tête depuis que je suis maman. Ça s’adonne que ma mère a été malade durant une grande période de mon enfance et de mon adolescence. Elle avait mon âge quand le cancer a commencé à la gruger de l’intérieur et à la rendre malheureuse. Elle est morte à 47 ans.

Alors non, il n’y a pas d’âge pour se sentir mortel.

Est-ce que j’envie la jeunesse et les 20 ans et moins? Oui, un peu beaucoup. Mais j’ai décidé de faire du mieux que je peux avec ce que j’ai (ça c’est mon corps qui me fait un pep talk). J’espère donc avoir plusieurs décennies devant moi et de profiter de la vie au maximum avec mon amoureux, mon fils, ma famille, mes amis. C’est ça qui compte. C’est ben cliché, mais qu’est-ce que tu veux, «c’est ça qui est ça» comme on dit au Québec.

35 ans, Here I Come.
Et tassez-vous de d’là, matante a plein de beaux projets.

amuse-gueules

17 septembre 2013 — Poster un commentaire

Je prépare un long billet pour cette semaine (ça va être du sérieux), mais d’ici là voici quelques trucs qui me rendent heureuse «dedans mon coeur» :

  • les activités familiales de La Meute, comme l’atelier brico/culinaire de l’événement Cuisinez St-Roch. J’ai vraiment hâte que Laurent soit assez grand pour participer à ce genre d’activité. Je piétine d’impatience un peu beaucoup.
  • La performance de Jake Bugg à l’émission Voir, avec son accent british si attachant. C’est notre chanson favorite depuis quelques temps pour se bouger le popotin, fiston et moi (l’album complet est excellent). Et puis-je ajouter que l’émission Voir c’est vraiment très cool?
  • Une amie m’a fait découvrir le blogue humoristique Les p’tits pis moé. Je riais aux larmes dans l’autobus en lisant les textes (l’air folle vous dites). Ça prend quelques instants pour s’habituer au style d’écriture, mais une fois l’accent «pogné» c’est du bonbon même pour ceux qui n’ont pas d’enfant. L’anecdote du ver de terre est trop mignon de malaise.
  • Ce graphique à propos de la sieste ou celui-ci (car j’ai une obsession sur le sommeil ces jours-ci).

Ça fait plaisir.

rentree_modea2013

À chaque saison, je fouille mes sites de vêtements préférés et je me crée un moodboard d’inspiration avant d’attaquer les centres d’achats. Quand je raconte ça à des amies, plusieurs me trouvent «limite» dingue. J’avoue, j’aime perdre mon temps de cette façon et c’est un passe-temps très futile pour une grande fille comme moi. Mais j’ai quelques arguments pour me donner bonne conscience:

1. c’est une déformation professionnelle, un réflexe, une pulsion de designer graphique
2. je ne suis pas la seule zélée du genre (pensons à Pinterest ou Polyvore)

Bon. J’avais seulement 2 arguments, c’est dommage pour mon égo. Je vous présente quand même le style que je recherche cet automne et j’ai le goût de le surnommer «romantique doudoune». À mon grand désarroi, mon budget n’est pas énorme cette saison alors je vais devoir faire des choix optimaux et trouver des alternatives à ces items (genre la paire de jeans dispendieuse). Au moins, je vais savoir quoi repérer sur les rayons, tout en contournant les obstacles sur mon chemin comme les vendeuses trop motivées.

Il faut maintenant que je trouve du budget ET du temps pour me rendre à Place Ste-Foy, mon centre d’achats chouchou, véritable temple du consumérisme par excellence.

montage_modeLiens et images
pantalon fleuri
jeans bourgogne
cardigan
bottillon wedge
souliers oxford

l’art en héritage

8 septembre 2013 — Un commentaire

aiiecarbo

«Le marchand de sable», illustration par Annie Carbonneau
Oeuvre très représentative de l’importance du sommeil de la période 0-1 an…

À la naissance de Laurent, mes collègues m’ont offert une oeuvre de la designer/illustratrice Annie Carbonneau (une de nos anciennes étudiantes). J’ai trouvé l’attention délicate et géniale, compte tenu de notre domaine. Une idée a alors germée dans ma tête : pourquoi ne pas offrir une petite oeuvre à chacun des anniversaires de fiston jusqu’à ses 18 ans? Par exemple, une image représentative de chaque étape de sa vie. Avec les années, une collection d’images hétéroclites va se créer au mur, souvenirs de son enfance et de son adolescence. Je sais très bien qu’il voudra mettre des posters horribles au mur durant sa puberté, mais je suis certaine qu’il va s’attacher à ces cadres et qu’il voudra les garder pour plus tard. J’ai plaisir à imaginer Laurent choisir lui-même son cadeau lorsqu’il sera plus grand (dans une sélection selon notre budget bien sûr… on ne veut pas «trop» le gâter ;-) Je vois cette tradition comme une occasion de lui partager mon amour des belles choses, d’apprécier l’art, de développer son esprit critique et de l’initier au design, le métier de ses parents. Il faut quand même être réaliste (rappel: on est pas riche), alors j’envisage plutôt une sérigraphie, une photo ou une illustration sur papier archive de qualité. C’est vraiment plus abordable, croyez-moi!

On peut en trouver sur Etsy, Society6, et Art.com. J’aime beaucoup le concept du Commission Project de Paul Ferney, un artiste américain qui prend des commandes pendant une courte période de chaque année afin de peindre de petits formats à partir de photos. C’est beaucoup plus coûteux, mais c’est une oeuvre personnalisée. Pour un anniversaire important, disons.

Depuis quelques semaines, une initiative québécoise me rend très enthousiaste, il s’agit de la boutique en ligne Sur ton mur. On peut y commander des giclées et oeuvres originales d’illustrateurs/trices québécois. Il y a déjà de belles images à vendre et d’autres suivront sous peu puisque l’entreprise est en lancement. J’ai l’intention d’y acheter une image pour souligner le premier anniversaire de Laurent, et à mon plus grand bonheur j’ai encore quelques mois pour faire du lèche-vitrine ;-)

Vive le talent d’ici.

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Vous connaissez d’autres sites pour acheter des oeuvres abordables?