Archives de novembre 2013

11 mois avec toi

27 novembre 2013 — Un commentaire

11mois

Le dernier mois a passé trop vite. J’étais dans le jus au travail, ça explique d’ailleurs le calme plat sur ce blogue. À la maison, c’était juste la grosse routine plate. Je n’avais aucune énergie en soirée et sincèrement, rien de bien excitant à raconter. Je ne sais pas pourquoi, mais novembre est généralement ennuyant chez-moi. Allez savoir.

De l’action, il va y en avoir dans nos vies dans moins d’une semaine. Mon chum retourne au travail et Laurent ira à la garderie à temps plein. «Laissez son enfant à la société» est pas mal le feeling qui nous habite en ce moment. C’est pas une belle sensation dans le ventre, un mélange de tristesse + nostalgie + culpabilité. Mais c’était inévitable, on voulait continuer à travailler tous les deux.

Heureusement, on a confiance en l’éducatrice de Laurent. Sa «garderie» est un milieu familial et pour ceux qui sont mêlés dans les catégories, une blogueuse a fait un bon résumé sur son site. L’intégration a commencé de façon graduelle il y a quelques semaines et pour l’instant, ça va bien. La semaine prochaine sera le grand test, car Laurent n’a jamais passé une semaine complète là-bas.

À 11 mois, je trouve qu’il est à un âge agréable pour commencer la garderie. Et je trouve que plus les mois passent, plus c’est facile de prendre «le beat».

L’heure est au bilan! Quoi de neuf docteur?
À 11 mois, fiston :

  • a eu son premier rhume (pas très gros, genre rhume de pratique de parents)
  • se tient debout dans son lit le matin en nous attendant
  • se tient debout sur tout tout tout, avec une préférence pour la laveuse en marche
  • en revient juste pas d’être debout dans le bain (face de fierté)
  • fait quelques pas en s’accrochant sur les meubles
  • a le rythme dans le sang et bouge le bassin et la tête au son de la musique, il a du swag
  • semble commencer à comprendre «non»
  • semble se sentir coupable quand il fait quelque chose d’interdit
  • lève la main pour faire «bebaille», mais ne bouge pas
  • est vraiment difficile à changer (couches et vêtements) *soupir de découragement*
  • est vraiment content quand je rentre du travail
  • a commencé à se coller, à être plus câlineux
  • recommence à s’intéresser aux livres, mais on a de la difficulté à garder son attention plus d’une minute
  • se réveille à cause du bruit des chasse-neige dans la rue… à 4h du matin… l’hiver sera long…

Pour le prochain mois, nous allons travailler sur sa «pince», car il a de la difficulté à tenir de petits objets entre ses doigts. Ça le frustre vraiment quand il tente de mettre une céréale dans sa bouche et qu’elle tombe par terre.

On part de loin dans la vie ;-)

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Mercredi dernier, c’était la troisième fois en quelques semaines que l’on «câllait la p’tite gardienne» pour avoir un rendez-vous en amoureux.

Elle habite au rez-de-chaussée de notre immeuble, alors c’est vraiment pratique. La formule est simple : on lui demande d’arriver 15-20 min avant le dodo de Laurent afin qu’il puisse la voir quelques minutes. Je donne ensuite le biberon à fiston et je le couche. Petit «flattage» de toupet pour le calmer et on sort. Quand on quitte la maison, on a 2 heures top chrono de liberté, car la gardienne doit se coucher tôt les soirs de semaine.

Alors on fait simple et on sort dans notre quartier (Limoilou). Voilà un bel avantage à vivre en ville : avoir à quelques pas de chez-soi une belle sélection de lieux pour prendre un verre et casse la croûte. On a essayé le resto La Planque, le bar La Souche et cette semaine, c’était le tour de Soupe et cie (resto très familial en passant, il y a toujours des enfants).

Deux heures, ça donne le temps de prendre deux pintes de bière. C’est notre unité de temps. On mange, on jase de tout, on rigole et on est un peu feeling en rentrant à pied. On se sent vachement vieux d’avoir une gardienne à la maison.

Avant d’avoir un enfant, plusieurs jeunes parents nous avaient prévenu du danger.

«Faites attention à votre couple… faut pas se perdre de vue… faut éviter de se définir seulement comme une famille…»

C’est tentant de faire des activités chacun de son côté. Si Laurent dort, on a enfin du temps pour soi. C’est comme le party dans notre tête, on voudrait tout faire en quelques heures. Moi j’aime lire et écouter des films, mon chum a d’autres passe-temps. Mais c’est ça le piège.

Il y a d’autres solutions que les sorties aux restos. Mais sincèrement, mettre les pieds dehors en duo n’a pas de prix. Et au diable ceux qui disent que ça coûte cher.

Mon couple vaut de l’or.

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avoir du guts

19 novembre 2013 — Poster un commentaire

avoirduguts

J’observe mes étudiants créer en classe et je les trouve chanceux. Pas toujours quand même, les semaines de rush je compatis. Dans une technique, il n’y a pas beaucoup de temps lousse…

Si j’avais des pouvoirs magiques, j’aimerais revenir dans le temps et recommencer mes études une 2ème fois, mais avec l’expérience et la maturité que j’ai à 35 ans. Je ferais mes travaux pour apprendre, pas pour les notes. Pas pour les profs. Pas pour plaire aux autres. Pas pour jouer safe. Pas pour trouver une job en sortant. Pas pour trouver un stage. Pas pour recevoir des prix.

Juste pour le plaisir d’essayer des choses. Tsé, explorer les possibilités et prendre des risques, mais pas des risques «dans le champs». Des risques intelligents, ceux que l’on ose prendre quand on comprend les systèmes, les règles, les contextes de création.

À chaque cohorte, des étudiants se démarquent par l’audace.
Ils prennent des risques, ils ont du guts.

Je les envie un peu.
Et je les trouve beaux à voir.

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Curieux? Voici le blogue de classe de mes étudiants en 3e année de graphisme.

matinsinfideles

Tiens, un peu de création cette semaine.

Je participe au défi créatif «Les matins infidèles» du Musée national des beaux-arts du Québec. Il suffit de publier une photo sur Instagram, chaque matin, pendant 10 jours, à 7h42. C’est un concours ouvert à tous et le gagnant verra ses photos exposées au Musée. Pas mal comme opportunité.

C’est surtout amusant de regarder sa montre et de se demander ce que l’on va bien trouver sur son chemin à ce moment-là. Un beau clin d’oeil à ce film, pour ceux qui se questionnent sur le titre. Ce matin, j’étais en chemin pour le travail, sur le côté de mon pavillon, à me geler les doigts et à patiner sur le trottoir glacé (mettre l’image en ligne n’était pas évident). C’est pas particulièrement beau le stationnement du cégep, alors j’ai levé mon iPhone vers le ciel pour cacher la laideur.

J’espère participer au défi jusqu’au bout… Ma crainte est d’oublier de prendre mon image, genre un matin un peu brouillon après une nuit de bouette (Laurent a son premier rhume).

Pour me suivre sur Instagram, c’est par ici. Les images reliées au projet auront le mot-clic #lesmatinsinfideles.

Je voulais vous parler de l’halloween, mais finalement un autre sujet s’est imposé par la neige. La semaine passée, la première vague de froid nous a rentré dedans au Québec. Une amie m’avait gentiment donné une suit d’hiver pour Laurent et on était pas mal content de ne pas être pris au dépourvu. Sauf que… zip le zipper et oups, un peu trop serré. Comme une tite saucisse.

Dans un grand manque d’impatience et de lâcheté (je sais que c’est moins dispendieux sur les petites annonces), on a pris une marche direction MEC sur la rue St-Joseph. Mise en situation : Laurent a un peu plus de 10 mois et l’hiver dure une éternité. Alors, quelle taille sélectionner pour éviter d’acheter 2 habits durant la saison froide?

Moi je l’savais pas.

On entre dans la boutique, l’air confiant et faisant semblant de connaître notre affaire. On regarde le modèle qui nous intéresse (un one-piece idéal pour poupon). Il y avait du 12 et 18 mois. Pas 12-18 mois. Du 12 OU 18 mois. Aussi étrange que ça puisse paraître, le 12 mois était très grand par rapport à notre fils (même s’il n’est pas de petite taille). On était donc tenté de le prendre, mais…. 2 mois de «loussse» par rapport à son âge actuel, était-ce suffisant?

Notre air ébahi a dû rayonner dans tout le magasin, car une vendeuse est apparue de nulle part pour nous donner des conseils. Une vraie fée.

« Il faut mesurer au niveau de l’entrejambe et s’assurer d’avoir une «pince de 2-3 pouces».
C’est normal que les jambes et les bras flottent dans l’habit, c’est ridicule, mais c’est d’même ».

On a donc opté pour le 18 mois, même si Laurent avait effectivement l’air trèèèèèès ridicule, flottant dans sa suit comme un dauphin. De retour à la maison, j’ai fait une petite recherche sur le web, car je doutais de mon choix de taille. Sur le site de vêtements pour enfants Souris Mini, la compagnie propose de calculer l’âge qu’aura l’enfant au 15 avril de la saison visée (le mien aura 16 mois).

Les théories concordent. Soupir de soulagement.

Je me suis couchée moins niaiseuse.

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