Archives de février 2014

une maison à nous

25 février 2014 — 8 Commentaires

achat_maison2

photo originale de Google View

On la surnommait «la maison en pain d’épices».
Je l’ai aimé dès ma première visite.
À la deuxième, j’étais convaincue.

Elle avait ce petit quelque chose de spécial, le petit quelque chose qui fait que tu as le goût de t’endetter pour 25 ans. Cette maison semblait sortir d’un livre de contes. C’est difficile à expliquer, peut-être est-ce à cause de sa chaumière, de son mur de pierres et de sa position étrange par rapport à la rue? Petite, mais coquette. Avec du cachet à l’intérieur et des anciens propriétaires qui l’ont habitée pendant près de 40 ans.

«C’est la bonne» que mon coeur me disait.

La tête un peu moins… Pas très pratique pour faire les courses à pied. Il nous faudra donc une voiture? Et la prise de possession qui devait être rapide… Quoi faire avec la garderie de Laurent? Et le prix? Était-ce vraiment accessible pour nous? Il fallait attendre la vente du condo.

Peu à peu, les conditions et les problèmes semblaient se régler. Et si c’était possible? Allons la voir une deuxième fois…
Et nous avons craqués.

Limoilou my love, tu n’as pas réussi à me vendre une maison.

Moi qui a répété à plusieurs occasions mon dégoût de Sainte-Foy, me voilà bien mal prise… Je peux creuser un trou et y déposer mon orgueil. Je suis la future banlieusarde de cet arrondissement. Pour être plus précise, mon quartier sera la Cité Universitaire. Ça m’aide d’utiliser ce terme, à accepter le choc, ça sonne moins creux «Cité» non? *Raclement de gorge. Je sais, je quitte la ville, c’est un deuil, ne pétez pas ma bulle.

Avoir un enfant change une vie. YOU BET. Jamais je n’aurais pu m’imaginer déménager là-bas avant d’avoir Laurent. Mais quand j’ai visité cette maison, mon coeur me criait «go go go, c’est la maison d’enfance de ton fils». Je voyais la citrouille d’Halloween dans l’entrée, les soirées pyjama dans la salle de télé, les feux de foyer dans la salle familiale, les pratiques de vélo dans le garage, les devoirs sur la table près de la cuisine. C’était comme un fast forward de ma vie familiale.

C’est tellement pas rationnel l’achat d’une maison. Pathétique quand on pense qu’il s’agit du plus gros emprunt de notre vie.

Elle continue de me surprendre cette vie.
Jamais il ne faut dire jamais qu’ils disent hein?

Sainte-Foy, Here I Come.

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tempête et des bulles

15 février 2014 — 2 Commentaires

tempete

Les deux dernières semaines, c’était la tempête. Pas celle avec les beaux flocons qui tombent, c’était la tempête dans la tête et le coeur. On a vécu des choses stressantes dans nos vies et j’avais juste pas le goût d’en jaser. Heureusement, le positif a fini par triompher et grâce aux copains et à l’heure de l’apéro, on a survécu à cet épisode noir.

Oh mais attention… Trêve de dépression, je reviens sur le blogue avec une belle nouvelle : le condo est vendu! On a accepté une promesse d’achat parfaite, quelques jours après la mise en ligne de l’annonce. C’est pour cette raison que je n’ai pas publié le lien du condo sur mon blogue, on était déjà en négociation. Les papiers officiels ont été signés ce jeudi et on a profité de la St-Valentin pour faire une pierre deux coups. Comme le veut la tradition, on a «popé» le champagne pour souligner l’occasion. J’ai d’ailleurs retrouvé la bouteille que l’on avait achetée à l’époque de l’achat de notre condo, le 16 nov 2007 (je suis étrange comme ça, je garde les bouteilles «importantes»). Je trouve la comparaison très drôle. Décidément, on a plus de budget en 2014 ;-)

vendu

Maintenant il faut trouver une maison pour l’été. J’ai visité une douzaine de résidences depuis les dernières semaines, mais pas de coup de coeur. Vous savez, ce sentiment d’urgence que l’on ressent quand on trouve la bonne.

«Vite, vite, vite, faut faire une offre avant que quelqu’un nous la pique!»

Nope. Nada. Non. Que nenni. Juste des déceptions, des «c’est dommage que…», des «maudit que le quartier est poche», des «ouach, trop de rénos à faire pour le prix».

Il y a eu la maison idéale, mais située près d’une autoroute (trop trop trop bruyant).
Il y a eu la maison avec potentiel, mais située trop «creux» en banlieue.
Il y a eu la maison économique, mais trop petite pour nous accueillir 10 ans.
Il y a eu la maison à projets, avec un immense potentiel, mais qui me faisait peur par l’ampleur titanesque des travaux.
Il y a eu la maison «tiens c’est la bonne», mais avec un immense bloc à logements affreux dans la cour arrière.
Il y a eu la maison vraiment intéressante, mais trop loin des transports en commun et des services.
Il y a eu la maison cool, mais trop loin du lieu de travail de mon chum.
Il y a eu la maison coquette, mais trop dispendieuse.

Sauf une. Peut-être… À suivre.