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heyyyyyyy,

Ce silence est probablement dû au manque de sommeil des deux derniers mois. Je ne voulais pas me lamenter et raconter mes problèmes anodins, mais avec du recul j’ai le goût de noter tout ça sur le blogue et d’en rire dans quelques années! D’abord, tout a commencé par la maladie (salut gastro). Ensuite, mon fils est entré dans son adolescence. Oui oui, déjà! Je ne sais pas qui a dit que deux ans était le «terrible two», parce que dans mon livre à moi, «Terrible» rime bien avec Three en tabarn.

L’arrogance toi! Les yeux qui roulent, l’attitude, l’obstination, un vrai ado!

Et c’est tellement facile de se sentir coupable et incompétent dans notre société. Surtout dans ces situations-là. J’ai consulté des amies et collègues, j’ai lu plein de trucs. Cet article de blogue m’a fait un grand bien, du genre «heille fille, t’es pas toute seule!».

«Many a mother discovers that even the simplest event or occasion can elicit total rebellion. Dressing, eating, going to the bathroom, getting up, going to bed – what ever the routine, it can be the scene and setting for an all-out, no-holds-barred fight. Techniques and tricks formerly useful can no longer be guaranteed to work.».

Bref, phase d’opposition intense avec des montagnes russes d’émotions. Du genre fou rire aux larmes en 3 secondes (pour vrai). Tout ça en même temps que l’arrivée de l’imaginaire, avec la peur du noir, des monstres, des fantômes, etc. Vous me voyez venir avec mon manque de sommeil…

Oh que ça a commencé sournoisement cette histoire-là. Oh que l’on dormait bien depuis plus d’une année nous autres là. Au début, fiston voulait retarder l’heure du dodo. Puis encore plus d’histoires, encore plus de chansons, encore plus de câlins et de jasage au lit. Puis, «maman, je veux la porte ouverte», «maman j’ai peur», «maman sort pas de ma chambre», «maman, je veux que la lumière reste allumée», «maman je veux dormir dans TON lit»… Puis un réveil la nuit. Puis plusieurs réveils la nuit. Puis fiston qui veut dormir avec nous, puis nous on veut pas, puis l’obstination à 3 am, puis crises/pleurs qui réveillent tout le monde (salut la locataire au sous-sol, respect!).

On a essayé la technique du 5-10-15 qui marchait tellement bien quand il était petit (lire Enfin je dors).
On a essayé le truc de la chaise qui a été un échec lamentable (aussi dans le livre).
La porte ouverte, la lumière tamisée.
On a essayé de laisser une photo de nous sur le mur de son lit.
Une «baguette magique» au pied de son lit pour le protéger.
Une nouvelle veilleuse.
Une gommette porte-bonheur donnée par l’éducatrice.
Le toutou fétiche de la garderie et le foulard de maman (objets de réconfort).
Un animal de compagnie, Gilbert le poisson!
On a essayé de dormir avec lui DANS notre lit. J’ai rarement vu quelqu’un autant bouger en dormant et résultat, moi je ne dormais plus du tout.

Ça a duré un peu trop longtemps, la fatigue s’accumulant.

Vous auriez dû voir ma tête en pleine classe le lendemain d’une nuit mouvementée. Le jour où je devais donner mon avis sur une trentaine de mandats variés pour des projets synthèses d’étudiants. Pas de farce, j’ai failli m’évanouir. Mon cerveau était un jello. J’étais verte. Alors on a décidé de faire un compromis. Moi, le chum et fiston.

Il y a un matelas gonflable de voyage au pied de notre lit. Fiston doit s’endormir dans SON lit, dans SA chambre, mais il a le droit de venir nous visiter la nuit s’il a peur ou a besoin de réconfort. Ça arrive encore quelques fois par semaine.

Le calendrier de motivation sur la porte commence à marcher un peu. Il comprend qu’il aura droit à quelque chose de l’fun s’il dort toute la nuit dans sa chambre sans nous réveiller. Genre une crème-glacée à la crèmerie, aller dans un nouveau parc, etc.

Pour terminer sur une touche positive, Laurent raconte des choses mignonnes comme tout ces temps-ci, je les note dans un carnet pour m’en souvenir dans quelques années. Il est dans une phase de câlins et de «je t’aime» intense et ça aide à passer au travers.

Mais quand même. Un peu fatiguée la fille ;-)

gilbert_4544Gilbert le poisson

babyproof_intro

Alors avant tout je désire m’excuser de la qualité des images de cet article. La plupart ont été prises à la va-vite avec le iPad, pour capter rapidement le moment cocasse.

Il y a environ 2 mois, nous avons dû commencer à être vigilant sur l’état de l’appartement, car Laurent est devenu plus mobile. On a tout d’abord placé ces petits machins en plastique dans les prises de courant et avons pris l’habitude d’être plus attentif à ce qui se trouve sur le sol : pièce de monnaie, bouchon de bière, trombone, pince du sac à pain ou tout autre objet du quotidien qui devient potentiellement dangereux. Il y a une règle pratique à connaître pour les parents : tout ce qui entre à l’intérieur du diamètre d’un rouleau de papier de toilette est trop petit et peut étouffer l’enfant. Disons que ça aide à ne pas devenir trop zélé. Et ce qui est fascinant avec les bébés, c’est que plus l’objet est risqué et coupant, plus l’enfant est attiré vers celui-ci.

Alors on a pris un peu d’avance sur fiston. Par exemple, son matelas de lit est maintenant au plus bas niveau (bonjour mal de dos). Je n’avais pas le goût de le voir escalader les barreaux et tester sa capacité à rebondir sur le sol. C’était un bon move, car on le retrouve souvent assis en indien, les mains tendus sur les barreaux à essayer de se tirer vers le haut.

P’tit acrobate, va.

Depuis hier, le niveau de difficulté à monter d’un cran. Monsieur a décidé de marcher à 4 pattes et d’un pas décidé et assez rapide. Il peut donc se rendre où bon lui semble… C’est le temps de ranger les fils qui traînent au sol, mettre les barres de sécurité dans les tiroirs et ranger les objets «pas babyproof». D’ici là, je suis une ombre au-dessus de son épaule.

Comme Big Brother.
Ou Sting.

I’LL BE WATCHING YOU.

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tenter d’atteindre les fils de la télé

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tenter d’arracher le «facing» du frigo, et réussir

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prrrrrrrrrrrrrrrrrr…….

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tenter de sortir les livres de la bibliothèque

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tenter de faire tomber la lampe

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tenter d’entrer sous le divan

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Ça, c’est Pitfall. Un jeu Atari qui a marqué mon enfance, mais sincèrement je ne sais pas pourquoi. Je l’ai revu à l’expo sur les jeux vidéos au Musée de la Civilisation et ça m’a donné le goût de replonger dans mes souvenirs. Oh! mais pas n’importe lesquels, ceux autour du design : couleur, objet, déco, mode. L’exercice est très rigolo, essayez pour voir. Par exemple, je me rappelle d’avoir eu une phase intense de mauve durant l’enfance. MAUVE! Pour être exacte, je voulais que tout soit dans la teinte de lilas – surtout ma chambre – mais heureusement mes parents ont résistés. J’avais même un pyjama onepiece en velours de cette couleur, il y a quelque chose de pire? Oh, mais un instant… je crois avoir eu une chambre mauve. En tout cas.

lilas

Les yeux fermés, j’ai continué à visualiser ma chambre d’enfant et j’ai vu des peluches, des livres Archies, des confettis effet miroir, une sculpture miniature d’un vélo, des vêtements en corduroy, des Converse mauve, une veste K-Way, un BMX, des légos, une Barbie Jem, une doudou pastel, un boulier en bois, des gommettes qui sentent bon (ah root beer), une boîte de Crayola, le poster d’un château et un cadre en forme de coeur avec la photo de mon chien… Wow, une vraie graine de designer ;-)

À l’exception des événements et des gens, que retenons-nous de notre enfance? Quelles images / objets / textures s’imprègnent dans notre mémoire, et pourquoi? C’est fascinant et c’est sans parler des odeurs, c’est un monde en soi. Une forte empreinte de ma jeunesse est celle des réglettes de mathématique utilisées à l’école primaire, je peux déceler à 1 km de distance l’émanation plastique de ces foutus bâtonnets. Je déteste les maths, ça paraît? À l’opposé, la gouache a une odeur agréable et la texture du papier glacé me replonge 30 ans en arrière.

J’ai le sourire aux lèvres et je pense à mon Laurent.
Que va-t-il retenir de son univers?