Archives de vie de prof

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Il y a quelques semaines, mon couple a vécu sur des planètes différentes l’instant de 24 heures.

Mon chum a perdu son emploi, un emploi qu’il adorait depuis plusieurs années. Le lendemain, je recevais des mains de la direction ma permanence du Cégep de Sainte-Foy. Une permanence pour un emploi que j’adore, l’enseignement. Au cours de cette soirée de célébration, la direction du collège nous a lancé des éloges tout en nous souhaitant la bienvenue dans cette grande famille. Une famille bien privilégiée… Personne n’est dupe, on a de la chance d’être ici. Quelques verres de bulle avec une collègue, quelques blagues le temps de se changer les idées. Retour à la maison.

Novembre a décidé de souffler une tempête sur nous. Quand on se compare, on se console. Mon coeur saigne en entendant les nouvelles du monde entier, notre malheur est bien peu de chose face aux réfugiés.

Mais tout de même, la joie n’était pas très présente chez-nous. Grèves au Québec, austérité et problème de santé d’un proche qui nous a fait craindre le pire il y a 2 semaines. Heureusement, la médecine moderne est là.

Alors on était là-dedans. Et je n’avais pas vraiment le goût d’écrire.

Mais comme tout a une fin, mon chum commence son nouvel emploi la semaine prochaine. Joie, excitation, nouveau projet. On peut enfin recommencer à regarder en avant.

Bulle!

 

Photo de Sherbrooke (une petite escapade familiale, j’y reviendrai plus tard)
Citation extraite d’une touchante chanson de Renaud.

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La semaine dernière, j’ai passé quelques jours de «travail» à Chicoutimi pour assister au colloque annuel de l’AQPC (Association québécoise de pédagogie collégiale). Dans ce colloque, des profs et conseillers de Cégep de partout à travers le Québec présentent des techniques d’enseignement, des projets spéciaux et des travaux effectués dans leurs cours. Là-bas, j’ai observé des professeurs compétents, articulés et passionnés. Les conférences étaient diversifiées et très intéressantes (emphase sur le TRÈS!). Je reviens la tête pleine d’idées, avec le goût d’essayer de nouvelles stratégies dès l’automne prochain. I’M ON FIRE!!!

Une collègue sympathique m’accompagnait et on a eu ben du fun à découvrir la ville durant les soirées.
Voici quelques endroits visités.

Manger

Café Cambio

Beau, chaleureux, bouffe santé et délicieuse, café de qualité. Il y a un cabaret culturel (Le Sous-bois) au sous-sol, mais je n’ai pas eu le temps de le visiter.

Restaurent Inter

C’est un resto dans un hôtel, il y a de l’ambiance et le décor est digne d’une grande ville (c’est un compliment). Bonne bouffe. Service un peu lent, mais peut-être est-ce de la malchance? Heureusement pour eux, on avait tout notre temps.

La Voie Maltée

Ceux qui habitent Québec connaissent cette microbrasserie, mais peut-être que certains ignorent que le concept provient du Saguenay. On a pris une (ou 2, 3? pour ma part) pintes au soleil.

Le café du presbytère

Juste en face de la célèbre petite maison blanche du déluge, un café chaleureux pour déjeuner en se faisant chanter un «bon matin chère» par la serveuse et le personnel. Belle terrasse à l’arrière, côté jardin. De la bouffe réconfortante, dans le genre «fait maison».

Boutiques

Boutique Twist 

De beaux objets, accessoires, vêtements par des artisans d’ici et d’ailleurs. Et c’est grand, alors prenez le temps de regarder partout. Vous allez trouver quelque chose à votre goût, j’en suis certaine.

Kitch up

Mobilier et articles rétro, un coup de coeur pour l’ambiance et la qualité de la sélection. Il y a même une section «bar»  à l’arrière pour acheter des bitters et des tonics artisanaux. On pourrait se croire dans le quartier Mile End de Montréal (et c’est encore un compliment!).

Alors je reviens ravie.
À 2h et quelques poussières de Québec par la route panoramique, Chicoutimi (je sais que le nouveau nom est Saguenay…) est une charmante ville à redécouvrir. Il faut juste s’éloigner du boulevard Talbot (équivalent de notre boulevard Laurier) et entrer dans les vieux quartiers.

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café cambio

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boutique kitch up

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la rivière Saguenay qui passe dans le centre-ville

Nous sommes à la semaine 0. Ça, c’est la semaine où les profs du cégep retournent travailler. Pour ceux qui se demandent ce que l’ont fait lorsqu’il n’y a pas d’étudiants, ma réponse est ici.

Comme d’habitude, je baigne dans un mélange de nostalgie/excitation/stress. Une soupe un peu inconfortable.

nostalgie
Tout le monde aime être en vacances. Alors il faut éviter de regarder ses photos sur son iPhone (essentiel de survie). Surtout dans notre métier où la période de décrochage est grande et les souvenirs nombreux.

excitation
On a hâte de revoir les collègues, de préparer nos cours, de planifier de nouveaux projets, de côtoyer les jeunes, de montrer des affaires. De voir dans leurs yeux les brillants et les étoiles quand ils sont fiers d’eux. De les regarder évoluer, changer, réussir. De nous impressionner à chaque année. Encore et encore.

Stress
De la peur aussi (un peu). Malgré l’expérience, c’est encore un moment fébrile de passer la porte des premiers cours. On veut pas les décevoir. On veut que ça commence bien. Que la chimie passe. On doit montrer que c’est nous le capitaine du bateau. Que l’on va les accompagner, pas les diriger. La ligne est mince.

Et il y a l’adaptation physique

Quand on passe deux mois à se demander si on va aller au parc ou à la plage, le changement de rythme est intense. On est pas à plaindre, je le sais! Mais ça explique des choses.

À la rentrée d’automne, on a perdu le beat d’être gonflé à bloc pendant un cours de 3 heures. D’avoir le cerveau qui «speen à high» en classe pour demeurer dynamique/pertinente/bonne pédagogue dans chacune de nos interventions (souhait utopique d’ailleurs). De peser nos mots. D’observer tout ce qui se passe. D’expliquer, montrer, démontrer, chercher.

Notre corps ne sait plus comment faire pour jaser fort ET longtemps. Essayez pour le fun. Parlez pendant 45 minutes sans arrêt, d’un ton assez fort pour que les gens au bout de la pièce vous entendent. Ça assèche la bouche de jaser de même. Pis qui dit déshydratation dit mal de crâne. C’est pour ça que les profs traînent toujours une gourde d’eau et s’échangent des Tylenols comme des bonbons.

Heureusement, la salive et le ton de voix se placent avant la semaine 3. Les maux de crâne eux, ne s’arrêtent pas là. Lorsque mes étudiants travaillent sur un projet de logo, je peux donner mon opinion sur 45 propositions différentes dans la même journée. 45 designs. Faut regarder, analyser, choisir les bons mots, donner les bonnes pistes de solutions, encourager, botter le derrière aux flancs-mous s’il le faut. D’avoir le courage de dire à un étudiant que son projet ne marche pas, qu’il s’est trompé, qu’il doit recommencer pour pas se planter.

Tout en disant à l’autre de fermer son Facebook et de travailler.

Mal de tête. Paf.

Alors, est-ce que j’ai hâte?
Oui!!!

On est malade de même.

Bonne rentrée.

 

À l’origine, je voulais passer tout l’été en compagnie de mon fils. Je suis prof, j’ai donc une belle liberté jusqu’à la mi-août. Pourquoi déposer mon fils à la garderie quand je suis en vacances, hein? La question semble banale, facile, mais c’est toujours plus complexe que l’on pense.

C’était le plan initial, mais j’ai réfléchi durant les dernières semaines. L’éducatrice de Laurent m’a aussi déconseillé de le retirer complètement de la garderie pour faciliter le transfert à temps plein en septembre. Il doit garder l’habitude d’aller ailleurs qu’à la maison. Surtout qu’à l’automne, c’est une nouvelle garderie qui l’attend.

Ça, c’est la raison qui parle.
Le coeur lui, me trouve bien ingrate.

Alors voici le nouveau plan : garderie le mercredi et jeudi. Le reste de la semaine, il reste avec moi. Un genre de compromis. Et entre vous et moi, ces deux jours de liberté me font du bien.

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il m’a tendu ce caillou, quel beau hasard!

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S.O.S : Je cherche des idées abordables pour occuper mon petit dynamo. À date, il aime bien visiter les parcs, remplir/vider un sceau, se lancer dans les jeux d’eau et se promener avec une branche ou tout autre objet élancé  ;-) À la maison, il veut juste taponner les objets du quotidien, fouiller partout, se «battre» dans le sofa et se promener avec son petit trotteur. Ses jeux ne l’intéressent pas vraiment. Il approche 1 an et demi. Des suggestions magiques?

 

 

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Laurent qui espionne

 

C’est fait.
Nous voilà dans la nouvelle maison depuis une semaine.

On a aimé le «flow» du lieu dès la première journée. Laurent est heureux comme un poisson dans l’eau. Le sourire accroché au visage, il découvre les nouvelles pièces, les escaliers, les espaces et gambade dans la cour. Gros dodo profond dès la première nuit.

Perso, j’aime particulièrement le coin cuisine où une grande fenêtre nous permet d’épier le voisinage le pommier en fleurs. Avoir une terrasse plus profonde que 3 pieds (hello feu condo) est aussi apprécié.

Bref.
Heureux. Content. Tout le monde.

Quelques constats sur mon quartier (cité universitaire à Québec).

  • Il y a beaucoup de côtes à monter avec une poussette ;-)
  • Les gens sont fiers de leurs maisons/terrains (vite, vite la tondeuse!)
  • Beaucoup d’adeptes de jogging, marche, chiens, je me sens très lâche là

Il y a la fête des voisins en fin de semaine au parc du quartier, on a reçu l’invitation le lendemain de notre arrivée. Un beau hasard.

Et pour ceux qui ont lu mon article sur les voitures, nous avons finalement opté pour une Corolla usagée. Il n’y a pas plus plate, standard, gris, monotone comme voiture, mais ça va nous rendre du point A à B. Avec fiabilité Toyota (on l’espère du moins). Je vais tester ça durant les deux prochains mois!

Ce soir, à 16h, je tombe en vacances. Avec mon petit lapin à mes côtés tout l’été.
Bon repos à tous mes collègues du réseau collégial :-)